Que nous réserve l’an 2012? Laissons aux augures leurs prédictions et sachons raison garder avec les alarmistes, les illuminés qui voient poindre en décembre la fin du monde, 183e du nom. L’an 2012 sera comme ceux qui l’ont précédé: contrasté. Juste un peu plus long que la moyenne, privilège des années bissextiles.
Cette affaire du président de la Banque nationale suisse Philipp Hildebrand laisse un triple malaise. Un malaise sur la personnalité du président de la BNS. Un malaise qui touche la banque, son fonctionnement. Un malaise politique encore en raison des arrière-pensées des dénonciateurs de l’affaire.
Le capitaine jette l’éponge pour sauver la crédibilité du navire BNS qui menaçait de prendre l’eau en éclaboussant son principal armateur, le Conseil fédéral.
«Seul un fou pourrait donner l’ordre de tirer sur son peuple», s’est défendu mardi le président syrien Bachar al-Assad. «Il n’y a aucun ordre qui a été donné à quiconque d’ouvrir le feu sur le moindre citoyen», a-t-il encore martelé.
Ce n’est bien sûr pas en cassant le thermomètre que l’on se soigne. Encore faut-il savoir si le thermomètre fonctionne correctement. La question se pose avec les agences de notation qui font la pluie et le beau temps sur les marchés et qui s’installent au cœur des décisions politiques.