C’est un véritable chemin de croix que doit effectuer l’Eglise catholique avec les révélations en cascades de scandales d’abus sexuels sur des mineurs par des membres du clergé. Le mot ne tient pas de la simple coïncidence avec le temps pascal et la Semaine sainte qui commence. Il exprime les souffrances longtemps tues provoquées par ces crimes d’autant plus choquants qu’ils ont été le fait d’hommes consacrés et donc porteurs de valeurs sacrées. Un prêtre reste un homme, bien sûr, mais il n’en assume pas moins une responsabilité accrue en raison de son engagement et de son rôle.