La décision a été prise sans faire de bruit il y a juste une semaine par le président Barack Obama. Les Américains renoncent à leur projet de retourner sur la Lune. Barack Obama l’a annoncé en présentant le budget pour 2011 des Etats-Unis.
L’Amérique a vécu une révolution, une avancée sociale que les leaders du Parti démocrate caressent depuis un siècle, sans jamais avoir réussi à l’imposer. Puis Dr Obama est arrivé. Et a remporté sa deuxième grande victoire politique après celle de son élection en automne 2008, succès à nouveau hautement symbolique.
Obama 1 - Wall Street O! La réforme financière adoptée par le Sénat américain répond au séisme qui a traumatisé les Etats-Unis, toujours convalescents aux plans économique et social. Ce projet de loi, qui serre à bon escient la vis à une place financière qui avait perdu repères et bon sens, aurait été inimaginable voilà quelques années encore.
Barack Obama a tenu sa promesse avec quelques jours d’avance: la mission de combat des troupes américaines en Irak prend fin officiellement aujourd’hui 31 août. Sur le terrain, les Américains se tiennent en retrait depuis plusieurs mois et les 50 000 soldats qui resteront sur place jusqu’à fin 2011 au moins, pourront toujours dépasser leur mission de formation pour prendre les armes.
La visite du chef du département de la Défense helvétique Ueli Maurer en Israël ne revêt aucune importance par rapport au véritable enjeu politique du Proche-Orient, les négociations israélo-palestiniennes en vue d’un accord sinon de paix du moins transitoire en vue d’une paix future. Ce voyage du ministre suisse à l’invitation de l’Etat hébreu n’est de ce point de vue qu’anecdotique.
La semaine prochaine sera pénible pour Barack Obama. Tout comme les deux ans qui suivront. Les élections de mi-mandat, qui se dérouleront mardi à travers l’Amérique, ne souriront guère aux démocrates.
C’est toujours plus réconfortant de voir les grandes puissances s’entendre pour sortir de la spirale nucléaire que de poursuivre une escalade dans la terreur. La réduction des arsenaux russes et américains signée hier à Prague va donc dans la bonne direction. Barack Obama reste ainsi fidèle à son engagement pris un an plus tôt à Prague pour «rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes nucléaires». Dmitri Medvedev peut apprécier de jouer sur pied d’égalité avec les Américains, comme au bon vieux temps de la guerre froide.