Frédéric Dubois | ven, 12/03/2010 - 21:43
Sûr que les dirigeants du BC Boncourt ont dû s’armer de courage pour en arriver à limoger leur entraîneur Olivier Le Minor. Parce que le technicien français est un homme très droit et compétent, parce qu’il est une personne très riche humainement, et nous étions les premiers à l’apprécier. Il ne méritait pas cette sortie, mais il n’est peut-être pas le meilleur maître à bord quand le navire est en train de prendre l’eau. Il n’a pas réussi à transcender ses joueurs dans le feu de l’action, son message ne passait plus et l’équipe de LNA partait véritablement à vau-l’eau. Il fallait réagir, créer un électrochoc et le comité a pris ses responsabilités.
Olivier Le Minor n’a pas eu de chance, c’est certain. Avec le nombre incroyable de blessures dont il a été bien obligé de tenir compte, le coach a été la première victime d’une incroyable scoumoune. A son bilan, le coach a pour lui deux premières saisons très satisfaisantes (28 victoires, 28 défaites, un quart de finale perdu en cinq matches et une magnifique demi-finale de play-off). Il a par contre été l’instigateur d’orientations non payantes prises par le club durant l’actuel exercice (choix de joueurs trop hâtifs, renforts dont le niveau ou l’implication ont laissé à désirer).
Surtout, les joueurs sont au moins autant responsables que lui de la situation. Il reste cinq matches, plus des play-off ou des play-out, à ceux qui n’ont pas tout donné pour se rendre compte de ce qu’a été le passé de ce club et de ce qui doit être sauvé. Le cœur à l’ouvrage est l’essence même du BC Boncourt. «Cet aspect émotionnel, on veut le cultiver», clame avec raison le coprésident Fernand Bisol. Sera-t-il entendu?
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