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La monnaie du franc fort

Rémy Chételat | jeu, 14/01/2016 - 23:55

L’économie suisse a montré sa capacité de résistance depuis l’abandon du taux de change plancher à 1,20 du franc contre l’euro. La décision de la BNS, voilà tout juste une année, avait eu l’effet d’une bombe. Si les entreprises ont réussi tant bien que mal à amortir le choc, le plus difficile est peut-être à venir. Car le franc fort continue à peser sur les entreprises qui devront affronter d’autres contraintes, comme les conséquences de la votation du 9 février 2014 sur l’immigration de masse. Il faudra donc avoir les reins solides et savoir s’adapter pour résister dans un environnement économique difficile...

Les entreprises exportatrices, l’horlogerie ou l’industrie des machines particulièrement sont en première ligne des secteurs touchés, tout comme le tourisme ou le commerce de détail. Pas facile d’attirer les Européens dans les Alpes suisses et difficiles de retenir certains Suisses de faire du tourisme d’achat outre frontière…

Nombreux patrons d’entreprise avaient clamé leurs craintes, sitôt connue la décision de la BNS. Rolf Muster, de Schaüblin à Bévilard, avait évoqué un «tremblement de terre d’une magnitude 10 sur l’échelle de Richter»; Nick Hayek, du Swatch Group, un «tsunami». La réalité a été moins spectaculaire, mais pas moins insidieuse. Si l’économie helvétique n’a pas été emportée par la vague, certaines entreprises ont dû ramer pour affronter une perte de compétitivité et de rentabilité.

Les entreprises exportatrices, dont les produits se sont soudainement renchéris pour les clients étrangers, ont dû réduire leurs marges pour maintenir le volume des ventes. Mais comment faire sur le long terme?

Conséquences fâcheuses: chômage et désindustrialisation. Les derniers chiffres montrent que l’emploi est sous pression. Et la Suisse, qui a jusqu’ici su mieux résister que certains pays voisins, est menacée de désindustrialisation. La perte d’emplois dans l’industrie helvétique (- 37 360 entre 2008 et 2015) est particulièrement alarmante. Pour résister, il faudra savoir s’adapter à ce nouvel environnement et innover. Le génie helvétique sera mis à rude épreuve.

REMY CHETELAT

 

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BNS | Economie | franc fort

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