Richard Gafner | jeu, 15/12/2011 - 23:51
La pollution constitue le plus gros problème du Doubs actuellement. C’est ce que déclare Pierre Hirschy, président de la Société des forces motrices du Châtelot, propriétaire du barrage du même nom.
La démodulation, qui permet d’atténuer les effets des éclusées du barrage du Châtelot, «ne règle pas tous les problèmes mais une bonne partie», répète pour sa part le chef de l’Office jurassien de l’environnement, Jacques Gerber.
D’autre part, les nuisances du barrage du Châtelot ont été évoquées jeudi au Conseil des Etats, par le biais d’une interpellation de Claude Hêche. «Ça commence à bouger», estime le conseiller aux Etats jurassien.
Un éclairage à découvrir dans notre édition de ce vendredi.
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Il est évident que les barrages nuisent énormément au bon fonctionnement écologique d'une rivière, mais les responsables de ces installations se gardent bien de le reconnaître. Pour ceux qui défendent nos cours d'eau, c'est un peu la lutte du pot de fer contre le pot de terre. Lorsque la vie aura complètement disparu de nos rivières, il sera hélas trop tard... triste, triste.
La réaction du chef du service de l'environnement aux propos de Monsieur Hirschy ne m'étonne guère. Il est tellement plus simple de nier ses propres responsabilités. Le laxisme de ce service en matière du respect des lois de la protection de l'environnement est connu. Il commet une erreur grossière.
Il néglige un élément économique particulièrement important, et qui se révélera très préoccupant. La valeur du patrimoine immoblier de toute la vallée du Doubs s'effrite progressivement. Les résidences secondaires, majoritairement occupées par des pêcheurs, sont désertées et ne trouvent plus de repreneurs. C'est l'ensemble d'une activité saisonnière profitable qui est ainsi sacrifié. et cela se chiffre en dizaines de millions.