Georges Maillard | mer, 25/01/2012 - 18:46

Les complications qu’aurait entraînées la refonte du droit de cité ont fait reculer le Gouvernement. Photo Roger Meier
Le Gouvernement a finalement renoncé à revenir en arrière dans la question du droit de cité lors de fusions de communes. L'analyse de l'exécutif jurassien "confirme l’extrême difficulté sur le plan pratique de revenir en arrière, alors que plusieurs fusions de communes ont déjà eu lieu depuis 2009".
C’est une déception aussi bien pour Suzanne Maître, du projet Val-Terbi, que pour Jean-Luc Portmann, du projet Haute-Sorne. Les présidents des comités de fusion en cours de Val-Terbi et de la Haute-Sorne avaient pourtant l’espoir d’une réponse positive à certaines attentes manifestées dans le débat sur les projets en cours.
La motion de Marie-Noëlle Willemin, avait été pourtant massivement votée par le Parlement le 8 décembre 2010 (40 oui, 4 non). Elle visait à permettre aux personnes de conserver le lieu d’origine actuellement perdu lors de fusions de communes, le droit de cité devenant celui de la nouvelle commune.
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Etre pour la modernité et le changement ou être pour les traditions,voilà un dilemme à résoudre !
Fusionner les communes ne va pas nous ôter l'attachement à notre pays qui est capitale dans cette histoire,au lieu d'être originaire d'un petit hameau ont sera originaire d'une localité plus importante et c'est tous!
Le Jura doit être ambitieux et précurseur au niveau de la Suisse alors du courage et en avant toute !
Ne pleurons pas toujours. Lovés entre la France, notre voisine, et les Suisses qui ne nous voulaient pas comme canton, nous avons fait, nous gens de Laufon à la Neuveville, notre bonhomme de chemin jusqu'à la révolution française(*). Peu de temps après notre (pas tellement nôtre) Prince-évêque s'enfuyait. De médisances en médisances on finit par peindre tout en noir. Berne n'a pas été la panacée, elle (tient elle est féminine) n'avait même pas le courage de nous proposer un plan financier pour un petit projet de tunnel routier aux Rangiers par peur des frais.
Il a fallu la création du canton du Jura pour voir une route rapide passer nos vallées, traverser Moutier et aller rejoindre le réseau autoroutier suisse à Bienne où tout a été arrêté pendant des décennies. Tiens ! Etait-ce les Bernois qui ralentissait cette réalisation-là ou les Biennois ?
Pour résumer que nous soyions bourgeois ou originaires de Vicques ou du Val-Terbi, de Saint-Ursanne ou du Clos du Doubs, des Franches-Montagnes tout simplement et plus des Enfers, j'y vois une toute petite nouvelle dimension. On s'y fera.
Ces changements qu'on nous propose sont aussi la preuve de la complexité toujours plus grande de l'organisation politique de notre société.
Cet article nous montre le peu d'intérêt qu'a le gouvernement par rapport aux motions déposées dès qu'elles ne vont pas dans son sens.
Maitenant à lui d'assumer son choix, si pour certaines personnes ça n'a aucune importance, pour d'autres c'est un sujet très émotionnel. Mais au niveau des décisions irréfléchies ont peu ajouter le ventre à terre devant Neuchâtel (police, chimiste cantonal etc) et la grande braderie de la souveraineté et du canton offerte au Sud, qui dans sa grande majorité n'a pas du tout envie de faire un nouveau canton et veut rester bernois.
Le jour où ce gouvernement ne vivra plus à des années-lumières des vraies préoccupations des jurassiennes et des jurassiens, on pourra enfin avancer. Et ce n'est pas qu'une histoire de politique, car dès qu'ils sont en place, gauche ou droite c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Eux d'abord, la population c'est le cadet de leur soucis
Magnifique autogoal de notre cher Gouvernement !!!
C'est exactement ce qu'attendait les opposants aux projets de fusions de communes. Un argument de poids leur est fourni comme un cadeau à moins de deux semaines de votations importantes.
Les comités de fusions et toutes les personnes qui s'engagent pour convaincre les citoyens du bien-fondé des fusions de communes apprécieront la compétence de nos gouvernants et de leurs experts juristes.
il fut un temps où le Jura était un canton en avance sur son temps et osait prendre des décisions pour le peuple... c'est soit disant pour les fusions mais cela n'ose pas s'engager ...
Qu'est-ce que vous en pensez?