Patrick Cerf | dim, 14/10/2012 - 21:22

A Moutier, l'usine Junker où s'est installé le collectif du Pantographe.
Dire que le dossier de l’ancienne usine Junker à Moutier est entortillé relève de l’euphémisme. A moins de 50 jours de l’échéance de la promesse de vente du bâtiment par Tornos faite au Musée du tour automatique et d’histoire de Moutier (MTAH), l’heure est aux hypothèses.
Sans président, le Conseil de fondation du musée est également en plein doute sur le financement de son projet d’agrandissement. Quant au collectif du Pantographe, il se verrait bien acheter ce bâtiment dans lequel il développe ses activités culturelles depuis plus de six ans. La commune a bien un scénario sous le coude pour sauver ce qui peut encore l’être. Mais est-ce le seul possible? Eclairage, avec cinq scénarios possibles, à lire dans l'édition papier de ce jour.
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C'est désolant de lire tous ces commentaires. Quand on vous lit, on voit bien que vous n'avez aucune idée du nombre de personnes (des gens très corrects pas du tout marginaux et même propres) qui ont la possibilité de créer et développer leurs projets grâce au travail que fournissent bénévolement depuis 6 ans les "marginaux du Pantographe". C'est la seule structure aussi active culturellement coûtant zéro franc au contribuable dans toute la Romandie, mais pour s'en rendre compte, il faudrait peut-être savoir ce qu'est réellement le Pantographe.
Le Musée doit exister et il pourrait très bien le faire en collaboration avec le Pantographe comme Tornos le sollicite depuis la volonté du musée de racheter l'usine Junker. Car Tornos n'a jamais voulu expulser le Pantographe comme prétendu par le musée.
Ce qui fait peur au Musée : l'appartement du concierge habité par une famille avec deux enfants (attention enfants marginaux!). Tout ce que veulent ces "terrifiants squatters" collaborer et dynamiser le Musée. Réponse du Conseil municipal et du musée RIEN, même pas un accusé de réception (et c'est les marginaux les malhonnêtes ! ).
Ah oui le Conseil municipal ne peut pas s'impliquer dans une histoire privée. Mais trouver des investisseurs pour le Musée, ça ils peuvent.
En ce qui concerne la Schaublin, le bâtiment va être prochainement détruit. Quel sera le seul lieu restant à la ronde pour Usine Sonore et les autres ? Le Pantographe !
En ce qui concerne la situation économique de Moutier face aux licenciements de Tornos et son futur statut de cité dortoir : depuis quand un Musée dynamise une ville ? Le future d'une ville repose sur ses jeunes générations ! Mais quand on voit qu'on manque de place dans les hospices et qu'il faut construire des appartements protégés en masse à Moutier on a tout compris de l'avenir qui lui est promis !
Enfin si les Prévôtois préfèrent se retrouver avec une friche industrielle (car ce musée ne verra jamais le jour dans de telles conditions, au mieux il s'endettera un peu plus à vos frais) et perdre la seule structure de création accessible à tous du Jura bernois, continuez de tenir des propos aussi infantiles sans savoir de quoi vous parlez.
Il y a les anciens locaux de la Schaublin à Malleray si jamais.
Est-ce possible de ne pas en faire un conflit de "générations": les Anciens (travailleurs) contre les Jeunes (organisateurs de spectacles)? C'est désolant d'imaginer qu'on ne soit plus capable de s'asseoir à une table de négociation et de définir l'essentiel: que 2 structures tirent leur épingle du jeu; ça doit être possible entre gens éduqués de trouver une solution gagnant-gagnant, non?
C'est tout simplement inadmissible de dépenser autant d'énergie pour cette affaire alors que la ville est devenue une cité dortoir.
N'y a-t-il pas de problèmes plus urgents à Moutier que le Pantographe. Je rejoins les commentaires de Robert et Carlito.
Tout ce cirque pour quelques pantins qui veulent se faire passer pour des artistes, ceci jusqu'à mettre en péril un projet de musée qui a sa place à Moutier, dont les inventions ont permis un développement de la cité prévôtoise et du travail pour beaucoup de Jurassiens. (...)
On peut aussi imaginer un scénario 6, l'expulsion des locataires actuels le plus loin possible de Moutier avant un rachat par le musée. C'est indécent qu'un petit groupe de marginaux puissent bloquer pareillement un tel projet.